Le 12 février 1804 disparaissait de ce monde terrestre Emmanuel Kant. Une simple phrase : « es ist gut » achève la vie de celui qui a lancé les bases de la philosophie moderne, comme n’a cessé de le souligner Husserl.

 

Difficile de penser à une œuvre aussi immense où la morale, la liberté de la volonté jouent les rôles principaux dans un univers où désormais nos pensées, nos points de référence sont délires de médias, ânonnements de politiques au-dessus des lois « naturelles ».

 

Entre phénomènes et noumènes, notre raison vacille au rythme du silence…des agneaux. A moins que le « printemps » ne finisse par fleurir dans la grisaille d’un occident désemparé, à l’instar de ce qui s’est produit dans les pays arabes…Pourquoi toujours refuser le dialogue ? Pourquoi refuser l’autre dès que sa vérité ne vous plait pas ? Pourquoi faire le mal pour construire, à la sauvette, un bien dérisoire ?

 

On ne vous oublie pas en ce 12 février. On est seulement triste de savoir que même s’il existe ici ou là des gens de votre trempe, nous ne le saurons jamais. La grande machine à décerveler est aujourd’hui d’une puissance que vous ne pouviez soupçonner.

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